Journal d'étude clinique présenté en vue de l'obtention du diplôme d'État d'éducateur spécialisé

Journal d'étude clinique présenté en vue de l'obtention du diplôme d'État d'éducateur spécialisé

Résumé du document

Dans le cadre du DC3 intitulé "Communication Professionnelle", j'ai l'opportunité de rédiger un journal d'étude clinique et d'engager un travail de réflexion autour du travail en équipe. Du 24 juin 2014 au 20 février 2015, j'ai effectué mon stage de troisième année d'éducatrice spécialisée au sein d'une association d'accueil des demandeurs d'asile de la ville de Strasbourg. L'association se compose d'un ensemble d'acteurs professionnels, de bénévoles, mais aussi de stagiaires.

Sommaire

  1. Présentation de l'association
    1. Le cadre institutionnel
    2. La procédure de demande d'asile : l'OFPRA et la CNDA
    3. Le cadre juridique : quelles lois régissent les missions de l'association??
  2. Présentation de l'équipe
    1. La composition de l'équipe
    2. La communication au sein de l'équipe
  3. Analyse d'une situation éducative

Informations sur ce rapport de stage

  • Nombre de pages : 8 pages
  • Publié le : 24/07/2019
  • Langue : français
  • Consulté : 0 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] L'interprète n'étant pas encore arrivé, ma collègue et moi nous sommes présentées à lui pour établir un premier contact en langue russe (une langue maîtrisée par ma collègue). Monsieur X semblait anxieux. Il s'avère qu'il avait déjà entendu parler de la procédure de recours par des compatriotes. Il en avait compris qu'il devrait raconter dans les moindres détails des épisodes de sa vie éprouvants qui étaient apparus peu crédibles aux yeux de l'OFPRA, et plus particulièrement les persécutions qu'il avait subies. [...]


[...] En tant que juriste, son intervention pouvait peut-être apporter du poids dans cette situation. Monsieur X n'a pas changé d'avis. Certes, il comprenait que son recours devait répondre à l'argumentation de l'OFPRA, mais à ce jour, il ne se sentait pas capable de décrire ce qu'il essayait de refouler. Je devais donc respecter son choix, partagée entre mon désir qu'il puisse obtenir son statut de réfugié et la nécessité de respecter ses décisions. Par ailleurs, j'étais assaillie de doutes et ne pouvais m'empêcher de me remettre en question, m'interrogeant sur ma posture éducative. [...]


[...] La Tchétchénie étant une république de la Russie, la population tchétchène parle aussi bien russe que tchétchène. Généralement, les interprètes russes dans les associations d'aide aux demandeurs d'asile sont plus nombreux que les interprètes tchétchènes, c'est pourquoi les demandeurs d'asile tchétchène sont habitués à s'exprimer en russe face à des interprètes russes. J'ai expliqué à monsieur X comment allaient se dérouler nos entretiens et lui ai rappelé mon rôle auprès de lui. Il était important que je lui signifie qu'il se trouvait dans une association d'aide et de ce fait, se tenait en face de lui une travailleuse sociale prête à l'écouter et non un officier de l'OFPRA prêt à contester ses dires. [...]


[...] Il ne pouvait, dans son recours, renvoyer les mêmes informations alors même qu'on lui réclamait d'être plus précis. J'ai tenté de faire comprendre à monsieur X que la CNDA attendait de lui qu'il puisse expliciter cette partie de son histoire. Son regard s'est assombri. Il m'a déclaré : « Quand je suis arrivé en France, j'ai dû raconter ce que j'avais vécu à l'assistante sociale de l'association qui m'a aidé à faire la demande d'asile. Je l'ai raconté encore une fois à l'OFPRA. [...]


[...] Il avait accepté d'être l'interprète de monsieur X au cours de cet entretien d'une part parce qu'il avait pu se libérer ce jour-là, et d'autre part parce qu'il fallait absolument commencer le recours de monsieur X qui ne disposait plus que de 7 jours pour l'envoyer à la CNDA. Le lendemain, monsieur X s'est montré déconcerté de ne retrouver l'interprète de la veille. La nouvelle interprète s'exprimait en russe. Nous devions aborder le dernier point du recours le plus délicat : sa séquestration et les sévices subis. Après une vingtaine de minutes d'entretien totalement confus où monsieur X ne communiquait qu'en donnant des réponses vagues, il m'a soudain dit qu'il devait s'en aller, ayant un rendez-vous urgent. [...]

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