Rapport de stage au sein d'une association d'accueil des demandeurs d'asile - Le travail en équipe

Rapport de stage au sein d'une association d'accueil des demandeurs d'asile - Le travail en équipe

Résumé du document

L'association dans laquelle j'ai effectué mon stage a été créée le 28 décembre 1983. Il s'agit d'une association de droit local inscrite au Tribunal de Strasbourg qui ne poursuit aucun but lucratif, politique ou religieux. Elle a été fondée dans le but d'accueillir et d'accompagner d'un point de vue social, administratif et juridique les personnes venues demander l'asile en France, et plus précisément dans la ville de Strasbourg. Les personnes que nous accueillons et qui sont appelées les "demandeurs d'asile" sont des personnes isolées (majeures) ou des familles (couples avec ou sans enfants) qui craignent avec raison d'être persécutées en cas de retour dans leur pays de résidence habituelle. Là-bas, elles ont été confrontées à un danger de mort et n'ont pu obtenir, pour une raison ou pour une autre, la protection de leur pays d'origine. Face à cette incapacité de protection, elles n'ont pas eu d'autres choix que de fuir leur pays pour sauver leur vie.

Sommaire

  1. Présentation de l'association
    1. Le cadre institutionnel
    2. La procédure de demande d'asile : l'OFPRA et la CNDA
    3. Le cadre juridique : quelles lois régissent les missions de l'association ?
  2. Présentation de mon équipe
    1. Composition de l'équipe
    2. La communication au sein de l'équipe
  3. Analyse d'une situation éducative

Informations sur ce rapport de stage

  • Nombre de pages : 11 pages
  • Publié le : 22/07/2019
  • Langue : français
  • Consulté : 2 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Cependant, quelques tâches dans les missions de l'association venaient souvent nous distinguer. Les étudiants en droit se chargeaient des demandes d'aide juridictionnelle, des entretiens téléphoniques avec avocats, des contestations d'OQTF* (Obligation de Quitter le Territoire Français), des tâches liées à leur formation en droit. Mes collègues en travail social et moi nous consacrions davantage au suivi social des personnes (écoute, accompagnement et soutien des personnes dans des périodes d'incertitude et d'angoisse sur leur avenir), à l'aide aux difficultés d'hébergement, à la lutte contre l'isolement en animant des temps de rencontre conviviaux avec les familles. [...]


[...] Aujourd'hui, je dois encore raconter les douleurs qu'on m'a fait endurer, et dans les détails cette fois ? Je n'en peux plus, je suis fatigué, raconter encore et encore me fait revivre à chaque fois les mêmes souffrances. S'il vous plaît, prenez ma lettre et écrivez ce que j'ai écrit. » J'étais désemparée. Le choix des mots pour désigner les choses a toujours leur importance et laisse entrevoir une intention assumée[8]. Par respect envers lui et la souffrance qu'il venait d'exprimer, je devais retranscrire ce qu'il avait rédigé. [...]


[...] Alors, il m'a déclaré : « Il y a quelques mois, je suis arrivé en France. À peine arrivé, j'ai dû raconter les blessures que j'avais vécues à des personnes que je ne connaissais pas, les professionnels d'une autre association qui m'ont aidé à faire ma demande d'asile. J'ai raconté encore une fois ce que j'avais vécu à mon assistante sociale. Quand je suis allé à l'OFPRA, j'ai encore raconté ce qui m'était arrivé. Et on ne m'a pas cru, on m'a traité de menteur. [...]


[...] À moins que l'obligation de parler de choses délicates et personnelles face à trois femmes soit la source du problème ? Il y avait une foule d'hypothèses qui pouvaient expliquer le malaise de monsieur X. Je me rappelais que lorsque je l'avais vu la veille pour la première fois, il était anxieux à l'idée de devoir raconter son histoire dans les moindres détails. Il était toutefois parvenu à s'exprimer et nous avions pu commencer son recours, en présence de l'interprète tchétchène. [...]


[...] Il était important que je lui signifie qu'il se trouvait dans une association d'aide et que de ce fait, se tenait en face de lui non pas un officier de l'OFPRA prêt à contester ses dires, mais une travailleuse sociale prête à l'écouter. Aussi, lorsque je m'apprêterais à lui demander des informations sur son histoire, ce ne serait pas dans l'intention de juger son histoire, ses actes, sa personne ou douter de ses propos, mais plutôt pour mieux comprendre ce qu'il a vécu et ainsi retranscrire les éléments de réponse justifiants du bien-fondé de sa demande d'asile. [...]

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